Fab en Chine !

Fab en Chine ! - 千里之行始于足下

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18 avril 2009

Fab en France !

Quoi de mieux pour fêter un an en Chine que de les fêter… en France ! Après une semaine chargée en événements et qui s’est finie par un concert de musique classique en plein air (cherchez pas, c’est la Chine), j’ai ce week end pour préparer une valise et je prends l’avion mardi soir pour Paris, afin de passer deux semaines et demie qui vont passer très très vite… Dans la foulée, j’ai également eu un entretien pour la suite de mon stage, et ai signé un contrat de travail local jusqu’à décembre, et sur… une promesse de 9 chances sur 10 d’être pris en VIE pour la suite ! Bonnes nouvelles donc, qui s’enchaînent à une vitesse plutôt déstabilisante ! Je vous donne donc les infos que j’ai pour l’instant sur mon emploi du temps pour ma présence en France :

  • - Départ le 22 avril au soir, escale rapide à Hong Kong, puis arrivée à Paris le lendemain à 6h30
  • - J’erre dans Paris à la recherche d’un endroit pour me doucher (puisqu’apparemment les douches ne sont possibles que pour les gens qui voyagent en première classe à l’aéroport CDG, pfff bande de crevards, à Tokyo c’est dispo pour tout le monde !), je mange le midi avec Cédric (tu devrais me filer ton adresse et ton numéro de téléphone au passage)
  • - A 15h, je prends le train à la Gare du Nord en direction de Liège. Je reste là-bas jusqu’au vendredi, pour faire des réunions avec les gens du service IT d’une des filiales du groupe Chuck Norris
  • - Le vendredi 24, je repars en voiture pour le Mans avec mon boss et mon manager. Mon boss nous lâche là, et on se rend en Vendée par je ne sais encore quel moyen de locomotion (Jéjé, si ça te dit on peut se rejoindre à Rennes, tu nous ramènes en Vendée et tu passes le week end avec nous !)
  • - Week end en Vendée donc, avec mon manager chinois, je compte donc lui faire visiter les jolis ptits coins… Le 25 au soir, ça serait cool que je revoie donc la bande vendéenne, et tous ceux qui passeraient par la Vendée ! On peut faire un petit truc chez moi, ou une bonne vieille soirée aux Alizées
  • - Le 26, revisite de jolis ptits coins, puis en route pour Laval au volant de ma fidèle Micra. On dort sur Laval le soir, et on a un meeting le lendemain chez un fournisseur.

A partir de là, plusieurs cas de figure : il se peut que je revienne en Belgique, que j’aille sur Paris pour rencontrer un autre fournisseur, que je reste sur Laval pour formation, ou que j’aie quartier libre ! Tout est encore un peu flou pour la suite du voyage, mis à part le week end du premier mai : réunion de famille le 1er, et surtout le 2 au soir : GROSSE FETE ! Je sais pas où, ni comment, mais réservez votre soirée du 2. Je vais faire tout mon possible pour passer par Nantes aussi. Comme je repars le 7 mai, il y a quand même de la marge pour revoir pas mal de gens… Je mettrai le blog à jour pour mes allées et venues, restez connectés donc ! En tout cas la fin du mois d’avril s’annonce comme un vrai marathon… Défi relevé !!!!!!

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12 avril 2009

Fab en Chine, un an !


Fab en Chine ! Un an sur Yahoo! Vidéo

Et oui, il y a un an déjà, j’étais dans l’avion en route pour la Chine. Ou déjà en Chine. Ou pas encore arrivé. Foutu décalage horaire ! Bref, déjà un an, et ce que je tire de cette année est une véritable satisfaction d’avoir réussi le défi que je m’étais imposé en changeant de formation pour ma dernière année d’études, afin de trouver quelque chose de plus axé sur l’international.

Choisir la Chine pour un premier long séjour à l’étranger n’était pas non plus le choix le plus facile : très loin du pays natal, culture complètement différente, langue qui demande un apprentissage sérieux. Pour quelqu’un qui a passé la plupart de ses études à Nantes, ça change considérablement. Cependant, une fois le pied posé sur le sol chinois, le dépaysement n’a pas été si brutal que ça ; ceci grâce à deux choses. Un, notre formation, le Master 2 MIFC, qui nous a vraiment préparé à notre arrivée en Chine sur presque tous les points. Très souvent, à la rencontre d’éventuelles disparités ou obstacles, je me suis dit “ha mais oui, on en a parlé en cours de ça !”. Ce qui fait que, lorsque l’on arrive, on se sentirait presque en territoire connu. Ou plutôt on passe de la théorie à la pratique. Deuxième point qui m’a aidé à m’intégrer facilement à cette nouvelle vie, et bien, c’est encore lié au MIFC puisque c’est le fait d’être arrivé en groupe. Beaucoup de gens qui partent à l’étranger souffrent d’un coup de blues les premières semaines du fait qu’ils se retrouvent complètement seuls. Ici, nous étions 24h/24 en groupe, avec certains qui étaient déjà venus en Chine donc qui ont pu nous faire partager leur expérience.

Le séjour à Pékin restera pour moi le meilleur moment de cette année. La découverte de la ville avec Anne-Laure,  les soirées chez Henri et Benoît, les cours à Bei Gong Da, la vie à Sanlitun, le salon de l’automobile… Pékin est vraiment une ville qui restera dans mes coups de coeur, beaucoup plus naturelle et cultivée que Shanghai. On passera bien sûr sur tous les détails politiques, c’est un autre débat qu’on pourra avoir à mon retour en France ! Viennent ensuite les deux mois de cours à Shanghai et la colocation avec Vivien, meilleur coloc que j’ai eu dans cette ville (pour pas que Dong Ke, super coloc également, soit jaloux, héhé). La saison des pluies, la chaleur étouffante de l’été, et mes achats de milliers de DVD à 10 centimes d’euros, les visites avec Vivien dans des hôtels louches par des escrocs, les promenades à Hangzhou, Suzhou, Huang Shan sous la pluie… Et puis un mois de vacances, avec l’arrivée de Jérôme pour un autre moment mémorable à vadrouiller en Chine, à faire Pékin Express sur les autoroutes chinoises, faire des folies avec les stars des Jeux Olympiques à Pékin, la Grande Muraille qui restera un moment, heu, très flou. Et puis retour de Vivien pour la France, et emménagement chez deux australiens super sympas (qu’il faudra que j’aille voir là-bas d’ailleurs), et deux nouveaux mois de cours à Shanghai University pour approfondir mon niveau. Le temps redevient confortable, le campus fait un peu penser à Bei Gong Da, et je me retrouve dans un tout nouveau quartier très vivant, avec encore plein de choses à découvrir… Beaucoup de soirées multi culturelles, avec des américains, espagnols, finlandais, et Eric le breton (je ne le dirai qu’une seule fois : les bretons sont supers cools !). Et puis recherche de stage, trouvé assez rapidement, et voyage à Hong Kong pour cause de visa, accompagné par Leynad. Hong Kong, le mélange de culture britannique et chinoise, magnifique, agréable, et incroyablement cher… Nouveau déménagement, cette fois-ci au sud, à Xinzhuang, quartier beaucoup plus industriel et fréquenté par beaucoup d’immigrants (j’entends par cela, des gens qui viennent d’autres provinces). Un quartier un peu plus calme, mais en pleine expansion. Le stage c’est le début des choses sérieuses, les responsabilités qui arrivent, et surtout un moyen incroyable d’acquérir de l’expérience pour le monde des affaires, à un point que maintenant je n’aurais même plus de crainte à ouvrir une entreprise en Chine… Mais ça, je le garde pour le futur !

Ha oui tiens, et le futur ? Le stage, et donc mes études, se terminent bientôt. Une embauche chez Chuck Norris devrait se faire dans la foulée, pour une durée encore non définie, principalement pour finir mon projet principal, et en mettre d’autres en place. Après ça, comme dit plus haut, j’aimerais me lancer dans la création d’entreprise, ou de bureau pour une entreprise française (VIE ?). Un truc que je n’aurais vraiment jamais osé si j’étais resté en France. Ha, et à plus court terme, un retour en France de prévu normalement dans très peu de temps pour une courte durée, mais je confirmerai quand j’aurai le précieux billet d’avion héhé. Et puis, en octobre, venue d’Amélie et Nolwenn, pour des vacances qui s’annoncent déjà mémorables ! Un autre retour en France pour les fêtes de fin d’année, si j’en ai les moyens, et puis encore et toujours des voyages en Chine, et pourquoi pas autour de la Chine, si le porte feuille le permet (Corée du Sud, Thailande, Vietnam, et Japon encore !). Et surtout, je l’espère, des surprises, encore et toujours !

C’est donc pour résumer avec une énorme satisfaction que je termine mes études, avec un parcours universitaire dont je suis plutôt fier. J’ai découvert très jeune mon intérêt pour l’étranger (la famille, vous vous souvenez des cassettes que j’achetais toutes les semaines pour apprendre l’anglais avec l’espèce d’ours jaune ? c’était déjà un signe, héhé), et c’est un intérêt qui s’est décuplé au fil des années… Un an en Chine, avec la ferme sensation que je ne suis qu’au début de ma vie professionnelle, et que j’aurai encore beaucoup de choses à raconter sur ce blog ! Ha, et je suis fier aussi de ne pas avoir eu à utiliser le SOS ! Je pense qu’il y a encore du temps avant que je ne regrette ces bonnes vieilles soirées au Remorqueur… Héhé.

Pour finir, je remercie vraiment tous ceux qui m’ont permis de vivre cette expérience et qui m’ont supporté, c’est quelque chose qui me marquera à jamais, et qui je le sens m’a propulsé pour mon avenir.  Je pense aussi beaucoup à la famille et aux amis ; comme je l’ai dit à certains, ce séjour en Chine est génial, mais si vous étiez là pour vivre ça avec moi, ce serait l’apothéose ! Et je vais m’arrêter avant de sombrer dans le lyrisme ! Fab En Chine, c’est reparti pour de nouvelles aventures, restez connectés !!!

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28 mars 2009

WTF ?

WTF est une expression très connu des geeks, et correspond à l’acronyme de “What the Fuck ?”, qu’on traduirait poliment en français par “C’est quoi ce délire ?”. Et c’est quelque chose qu’on utilise très souvent en Chine. La preuve par 4 !

1 - La boutique Game Boy Color

Près de chez moi, un grand complexe commercial avec plein de boutiques est en train de se construire. Crise oblige, les travaux ont ralenti depuis quelques mois, et les seuls trucs qui ouvrent dans le coin sont des restaurants (à un même emplacement, deux ou trois restaurants se sont succédés en 6 mois). Pour les emplacements qui n’ont donc pas encore été loués, les propriétaires se contentent de mettre une pancarte en prenant le premier truc sur lequel ils ont du tomber sur Internet. D’où l’apparition surprenante de cette boutique Game Boy Color… J’aurais bien aimé que ce soit une vraie moi !!

2 - L’attaque des laveurs de vitre

Toujours au même endroit, peu avant l’inauguration officielle des lieux, une armée de laveurs de vitre a été embauchée pour mettre tout bien propre. Ca ou les mecs étaient en mission secrète et devaient infiltrer le bâtiment… Mais dans ce cas-là niveau discrétion c’est pas gagné.

3 - Le dentifirice politiquement incorrect

Imaginez un dentifrice en France qui s’appellerait “Le dentifrice du noir”. Alors que dans notre pays ça hurlerait au scandale de tous les côtés, en Chine et bien… ça existe, c’est la traduction des quatre caractères que vous pouvez voir sur le paquet. Bon nous on a toujours Banania hein (on a toujours Banania au fait ?)

4 - Le rouleau de PQ, gagnant du prix “WTF ???”

Mais qu’est ce qui est passé par la tête des mecs du marketing quand ils ont décidé de mettre la photo d’une fille qui fait le grand écart sur l’emballage de leur rouleau de PQ ? A chaque fois que je vois ce paquet je peux pas m’empêcher de scotcher sur la tête heureuse de cette jeune demoiselle qui ne semble avoir aucun problème à se contorsionner de la sorte. Mais surtout, comment elle fait pour utiliser le PQ dans cette position ????

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21 mars 2009

J’ai écouté, j’ai lu, j’ai vu

Juste un petit article pour vous signaler une mise à jour de l’interface du blog ! C’est qu’il a bientôt un an le petit (dans 10 jours exactement), je vais donc essayer de le rendre un peu plus attractif avec les moyens de bord. Pour commencer, donc, vous trouverez dorénavant à droite un petit extrait des livres, films, albums que j’ai pu lire, voir, écouter dernièrement. Tout ça grâce à douban.com, un site communautaire chinois à la Facebook qui a l’énorme avantage de ne pas vous agresser avec des pubs, et donc de ne pas être submergé de ces applications à la con inutiles qui sont là pour occuper votre cerveau pendant que vous fixez les dites pubs. Non, le principe de douban c’est de choisir dans une liste étonnemment complète de films, ceux que vous avez vus, que vous désirez voir, ou que vous êtes en train de voir, et leur donner une note (reprenez la phrase précédente en la remplaçant par le couple albums/écouter et livres/lire). Vous pouvez ensuite trouver les utilisateurs qui ont les mêmes gouts que vous,  trouver des albums, films et livres dans le même style que ceux que vous aimez, et vous pouvez aussi rejoindre des groupes, regarder les prochains événements dans votre ville, etc. C’est donc une de mes agréables découvertes en Chine. J’ai ouïe dire qu’il existait une version anglaise, mais peut être pas aussi complète que la version chinoise. Un fait rare pour être signalé donc, un site communautaire chinois bien plus “intelligent” et pertinent que notre cher Facebook et autres !

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9 mars 2009

Owkay ?

Samedi soir, entre deux bars, nous décidons avec Chuan Xi d’aller nous détendre en faisant un petit massage de pieds. La rue dans laquelle nous nous trouvons fourmillant de salons de massage, je ne vous ferai pas un dessin, certains salons étaient plutôt des nids d’anges gardiennes. Nous prenons soin de choisir le salon de type familial, celui où en général on fait un massage de pieds, et tout le monde est dans la même salle, en vitrine. Familial parce qu’en général tenu par les membres d’une même famille. Nous arrivons, 25 kuai une heure de massage de pieds, c’est exactement ce qu’il fallait après un concert de punk-rock ! Nous nous installons, et profitons d’un télé-crochet où de jeunes gens viennent pousser la chansonnette devant un public en folie.

A côté de nous, d’autres clients qui semblent être des habitués, et également bien éméchés. Logiquement, quand ils réalisent que je peux parler chinois, j’ai droit aux traditionnelles questions. Le type à ma droite se la joue philosophe en sortant quelques proverbes, tout en restant dans le domaine de la philosophie que l’on trouve en France dans les PMU. Il est cependant bien sympathique et je lui apprends à dire “Bonjour“, tandis qu’il m’explique que je pourrais venir tous les jours me faire masser gratuitement, en échange de quoi j’apprends au masseur un mot français à chaque fois. Puis il sort un proverbe chinois que, malgré les explications de Chuan Xi, je ne comprends toujours pas : “sur 10 sourds il y a 9 muets“. Si ça vous intéresse d’interpréter ça, faites moi signe ! Le gars ponctue également ses phrase à l’aide de “OWKAY“, mot anglais que les chinois prennent plaisir à prononcer, une certaine fierté de pouvoir parler dans une autre langue j’imagine ! Arrive la fin de l’heure, le type se lève et monte au deuxième étage. Chuan Xi m’expliquera plus tard qu’apparemment ce salon de massage avait deux parties, et qu’en haut il y avait probablement de jolies jeunes filles qui n’attendaient qu’à prolonger la séance de massage. Alors que nous partons, à la télé, un type chante une chanson dont les paroles sont “bu owkay bu owkay, bu owkay“, autrement dit “c’est pas bien c’est pas bien, c’est pas bien“…

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6 mars 2009

10 excuses

Oula il commençait à y avoir une légère couche de poussière sur ce blog… Bon, je souffle un bon coup, et m’en vais de ce pas vous expliquer en 10 points pourquoi je n’ai point blogué dernièrement (attention, fort taux d’excuses vaseuses).

1 - J’ai un nouveau coloc !

Ca doit faire environ deux semaines qu’il est arrivé, il est stagiaire dans la même boîte que moi, est d’origine chinoise, du Sichuan plus précisemment, et a passé 5 ans en France, du coup parle super bien français. Il a fait une école d’ingé en France, ce qui veut dire qu’il a le droit de se la péter grave ! Du coup fini l’appart à 3 chambres pour moi tout seul, mais c’est pas plus mal parce que j’avais tendance à trouver le temps un peu long en semaine… Depuis qu’il est là ça me booste un peu plus pour bouger, et ce qui nous ammène au point suivant…

2 - Je suis inscrit dans une salle de gym !

La salle étant à 5 minutes de l’appart, nous avons décidé d’aller la visiter. Vu que je n’avais presque pas fait de sport depuis mon arrivée en Chine, et vu qu’un footing dans la rue, ça doit surement vous filer un gentil cancer du poumon, la solution salle de sport était la plus raisonnable. Surtout qu’on peut brancher son Ipod sur le tapis roulant pour écouter sa musique, et ça, c’est le détail qui m’a séduit… Rah foutue société de consommation ! Bref les salles de sport en Chine, ça prouve une fois de plus que la notion de pudeur est quelque chose qui échappe à une grande partie des chinois, puisque dans les vestiaires la moitié des gens se promène tout nu, va au sèche cheveux pour se sécher le pubis (et hop, un mot clé en plus), et qu’ils squattent le sauna à 5 alors qu’il fait 2 mètres carrés tout au plus. Rrrrr

3 - Je suis accro à un drama japonais !

Mais ça je suis en partie guéri puisque la première saison s’est terminée en décembre, et la deuxième semble ne reprendre que l’hiver prochain… Bref ça s’appelle Bloody Monday, si fallait définir rapidement la série, je dirais que c’est un “24h” à la japonaise, donc le mec qui sauve tout le monde est un lycéen. Il y a bien sur la grande organisation anti-terroriste secrète financée par le gouvernement, mais on rajoute l’équipe de lycéens amis inséparables. Même si certains passages sont clichés, le scénario est bien ficelé et le suspense au rendez-vous (d’où le côté “24″). Ca commence par un massacre en Russie, et on se retrouve à Tokyo où l’organisation anti-terroriste fait appel à un lycéen hacker pour pénétrer dans le système informatique des méchants. On se rend compte bien vite que le lycéen va être bien plus impliqué que ça. Une série sympa donc, et ça change un peu du format américain. Comme dans tout bon drama japonais aussi, la musique est très très bien, assez entraînante et bien placée. Et les japonaises en costard…. RAAAAH j’aime. Je détaillerai peut-être plus tout ça dans un prochain article, en attendant vous pouvez voir la première partie du premier épisode en cliquant sur ce lien.

4 - J’ai une centaine de DVD à regarder !

Comme vous le savez, le marché du DVD en Chine est bien différent du notre… Je me suis donc procuré plein de films pour une misère depuis que je suis arrivé ici, et le rapport films achetés / films regardés étant un peu déséquilibré, il a fallu se rattrapper… Encore une fois, le facteur Coloc permet de se motiver pour faire une soirée DVD (oui, vous vous rendez compte, j’avais même besoin de me motiver pour regarder un film !), on s’est déjà fait deux films, Slumdog Millionnaire, que tout le monde connait maintenant, et qui vaut vraiment le coup, et Devils On the Door Step, un film chinois très intéressant sur l’invasion japonaise pendant la seconde guerre mondiale. J’en ai déjà parlé, l’aigreur des chinois envers les japonais se ressent encore aujourd’hui (et parait légitime, puisque le Japon ne s’est jamais vraiment excusé pour les crimes, il faut l’avouer assez horribles, qu’ils ont commis à cette période). Souvent à la télé on peut voir des séries sur des vaillants paysans chinois qui se battent et se sacrifient pour repousser les maléfiques japonais. La réalité était bien différente, et ce film retranscrit bien ce qui pouvait vraiment se passer à l’époque (et j’ai mon coloc chinois pour confirmer ça !). Mélange de films comique et tragique, presque tout en noir et blanc, il vaut vraiment aussi le coup d’oeil !

5 - Je dévore des livres en anglais ! (c’est une image)

Alors ça c’est la faute de Cédric !! Après m’avoir envoyé le premier tome des aventures de Thursday Next, j’ai tout de suite accroché. Après avoir fini ce livre, j’ai tout de suite cherché le moyen de me procurer les autres volumes. Les librairies de livres en anglais n’étant pas nombreuses à Shanghai, j’ai quand même trouvé deux autres volumes de la série, mais pas le volume 2… Je suis donc passé du côté obscur, et j’ai cherché un peu sur le net, pour finalement tout trouver en fichier txt. Allez hop, je mets ça sur mon traducteur électronique (celui que je m’étais acheté à Pékin, j’en parle dans un de mes premiers articles !) et c’est parti ! En parrallèle je me lis aussi la série des H2G2. Il faut avouer que si le livre électronique se développe, je pense que cela va intéresser beaucoup plus les gens pour lire des bouquins. Il faut l’avouer maintenant c’est beaucoup plus pratique d’utiliser un bouquin électronique : je le tiens d’une main, c’est léger, rétro éclairé, et les bouquins ne prennent plus la poussière dans mon étagère puisque ce ne sont que des fichiers… Enfin bon, j’imagine que pour convaincre l’Académie Française de ça y a encore du boulot (autre détail aussi, je comprends pas pourquoi les couvertures de bouquins en France sont horriblement MOCHES alors que les bouquins anglais sont jolis et donnent plus envie d’être achetés… c’est superficiel, peut-être, mais faut vivre en son temps et trouver le moyen de pousser les gens à lire !).

6 - Je dévore des livres en français ! (c’est toujours une image)

L’Arbre du Voyageur, une librairie française, vient d’ouvrir à Shanghai. Quelle joie d’y trouver une bonne sélection de bouquins, et surtout certains ouvrages qui sont interdits ou censurés en Chine ! Je me suis donc procuré Les Bonbons Chinois, de Mian Mian, qui raconte l’histoire d’une fille de Shanghai un peu paumée, très “sex, drugs and rock’n'roll”, dans une Chine qui se développe bien trop vite pour sa population. Un peu comme Shanghai Baby, c’est raconté à la première personne mais ce n’est pas autobiographique, et au fur et à mesure on trouve l’héroine vraiment très conne, égoïste et trop impulsive, ce qui fait que le livre donne une impression de mal à l’aise au début. C’est quand on se rend compte que cette impression est voulue, et montre une génération de gens un peu paumés qu’on aurait tendance à oublier dans cette Chine où l’argent prime pour réussir dans la vie…

7 - On m’a filé l’adresse d’une salle de jeux d’arcades à pas cher !

Un autre stagiaire chinois qui bosse avec moi m’a emmené là-bas samedi dernier. C’est une salle perdue dans un vieux batiment, près de Xintiandi, et remplie de jeux d’arcade en provenance du Japon. Ca va de la vieille borne Street Fighter 2, au Initial D, en passant par Virtua Tennis, et bien sûr le petit coin jeux musicaux avec les même jeux habituels. Ce qui est fort c’est que pour 20 kuai, soit deux euros, on vous file 50 jetons, sachant qu’en général un jeton = une partie. Du coup on a décidé de faire une session jeux d’arcades tous les samedis après midi avec ce pote, mais est-ce que c’est vraiment sérieux ? (oui, me souffle le petit bonhomme en rouge qui me ressemble beaucoup et qui est debout sur mon épaule)

8 - Il y a toujours les séries américaines à suivre !

En ce moment, je regarde Heroes, Desperate Housewives, Les Simpsons, Family Guy, et Dollhouse, la toute dernière série du créateur de Buffy. J’aurais beaucoup de choses à dire sur tout ça, entre autres le volume 4 de Heroes qui redevient ENFIN intéressant, les 20 ans des Simpsons qui se fêtent avec le passage à la HD et la refonte totale du générique (le choc que ça fait en se disant qu’on a regardé le premier épisode en pyjama sur la télé du salon, avec Canal + en clair et l’image pas super nette), et aussi Dollhouse c’est pas mal mais je crains l’annulation… A suivre comme ils disent !

9 - Il a toujours des trucs à faire à Shanghai !

Concerts, musées à visiter, escalade, conférences sur l’internet en Chine, café franco-chinois… Voilà une partie du programme qui m’attend la semaine prochaine ! Même si je reproche toujours à Shanghai son côté “Pute de l’Orient”, c’est-à-dire une ville dévouée à l’argent qui sacrifie beaucoup au nom du développement économique (aujourd’hui ils viennent d’ouvrir une boutique Barbie de 3 étages avec un bar en haut…), il faut avouer qu’on s’y ennuie très peu. Mais Beijing reste mon premier amour en Chine !

10 - J’ai toujours des cours de chinois !

Bon j’avoue, cette excuse est un peu bidon, je commençais à être à court d’idées… Pour autant, j’ai cours toutes les semaines, le mercredi soir, et à ma demande avec ma prof on a attaqué le bouquin de chinois business ! C’est donc prise de tête pendant deux heures, mais j’apprends pas mal de mots intéressants. Le boulot ça aide beaucoup aussi, plus ça va plus je gère les réunions en chinois (je crois que la dernière je disais que je comprenais 50%, maintenant je suis plutôt dans les 75% !).

Et bien voilà, trop facile ! Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles dernièrement donc, là j’ai dû tout mettre en condensé, du coup j’oublie plein de trucs pas importants mais que je voulais dire…  Et aussi ça va bientôt faire un an que je suis en Chine, putain un an, va falloir faire le bilan, calmement…

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9 février 2009

Mise à Jour : Daft Punk à Shanghai… De “Bmeurf” à “Lol”

Mise à jour : C’était en fait une grosse arnaque !!!!! Plus d’infos en cliquant sur le lien suivant… Au moins, pour ceux qui se sont fait avoir, dites vous que vous avez évité le Diarrhea Scam… (tiens sinon demain j’aurai peut-être une nouvelle à annoncer qui sera bonne pour moi et mauvaise pour d’autres… à suivre !)

Ce bmeurf qui vient du fond du coeur représente à la fois une déception, un dégout, et une lassitude. En effet la rumeur court depuis vendredi dernier que Daft Punk allait faire un concert caché sur Shanghai (depuis le début de l’année une même rumeur sur un gros gros concert prévu en 2009 trainait sur quelques sites web communautaires de Shanghai). La rumeur a gonflé après que l’événement soit signalé sur facebook, avec comme date vendredi prochain, une adresse de billetterie et un prix… de 500 RMB, soit une cinquantaine d’euros. Un prix très élevé donc, pas tant que ça si l’on considère que c’est le plus grand groupe électro du siècle, mais quand même ça me gênait de claquer un quart de mon salaire ! Bref les 2000 billets sont déjà vendus, et leurs heureux possesseurs recevront vendredi l’adresse du concert par SMS. Et la grande question est : est-ce que c’est une grosse arnaque ou vont-ils vraiment faire le voyage chez la Pute de l’Orient (rien de méchant, c’était le surnom de Shanghai à l’époque coloniale !) ?

Réponse vendredi prochain donc, entre temps les débats fusent sur Internet, entre gens totalement surexcités (en général ceux qui ont réussi à acheter un billet) et gens blasés n’y croyant pas un instant (en général ceux qui n’ont pas réussi à s’acheter le billet, au hasard, moi). Un extrait puisé dans un des commentaires sur SmartShanghai, que je préfère laisser en anglais à cause du contenu, héhé :

I’ve heard about these before, it’s called a Diarrhea Scam. What happens is all the people are led to a secret location to watch a famous group perform, it’s always a small intimate location. Everyone crowds onto the dancefloor to await the arrival of the band. Finally, after a while, the crowd is led to believe the band will come out right away, instead, they get sprayed with human feces. I’ve heard of it happening in Bangkok and Manila. You might not beleive me, but when you get covered in human waste, you remember this!

Le Diarrhea Scam, mais c’est la plus belle invention du monde ! Je prie pour que ce soit ça !!!

Et sinon aujourd’hui c’est le dernier jour des célébrations de la fête du nouvel an chinois, et pour l’occasion les feux d’artifices se multiplient dans le ciel chinois, une dernière fois pour cette année. C’est simple, je suis devant ma fenêtre depuis déjà deux heures, et ça n’arrête pas de tous les côtés…

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8 février 2009

Kesou, Kesou

Kesou ce n’est ni plus ni moins que le verbe “tousser” en chinois, écrit en pinyin (la transcription en lettres romaines d’un mot chinois). Ca se prononce plus ou moins “ke-seau” et je trouve que ça retranscrit pas mal l’action de tousser. Et c’est soit dit en passant ce que je faisais depuis une semaine 24h/24 et qui donc commençait un peu à m’énerver. Je décide donc un beau matin de prendre une après-midi pour aller consulter un docteur, chic, encore une nouvelle aventure à raconter sur mon blog !

Deux choix s’offraient à moi : l’option “je m’inquiète un minimum pour ma santé donc je vais consulter un médecin anglophone” ou “je suis un gros radin, j’ai déjà dû perdre une dizaine d’années d’espérance de vie depuis que je suis arrivé ici, donc je me fais l’hôpital purement chinois !”. Je vous laisse deviner mon choix… Je rentre donc chez moi, et demande à un de mes gardiens où est l’hôpital chinois le plus proche (il n’y a pas de cabinet de médecin comme on pourrait en avoir en France). Il y en a un à quinze minutes de marche, parfait, je pars donc me faire soigner. Arrivé à destination,  je ne sais pas trop à qui m’adresser, voit une espèce d’acceuil et vais donc dire à l’infirmière “我敢冒了,我要看病”, qui se traduit par “j’ai attrapé froid, je veux voir un médecin”. La demoiselle me tend un joli thermomètre, que je ne sait trop quoi en faire. Elle précise que je dois me le mettre sous le bras pendant 5 minutes et revenir la voir, je m’exécute donc et vais m’asseoir. 5 minutes plus tard je reviens et lui brandit fièrement mon thermomètre, elle le regarde, gribouille un truc sur un papier, et me dit de me rendre au guichet d’enregistrement. Arrivé au guichet, je remplis un formulaire (juste besoin de donner mon nom chinois et mon numéro de téléphone), je paie 11 RMB, et la dame me donne une carte magnétique, et me dit de me rendre au deuxième étage pour voir un médecin. Arrivé au deuxième étage, un peu perdu je demande mon chemin, et on m’ammène au bureau du médecin. En gros, la porte est grande ouverte et la pièce est partagée avec deux médecins étudiants, et les gens passent à la chaîne pour faire une consultation de 5 minutes maximum. Je me fais gratter par deux-trois grand-mères, puis c’est mon tour. J’arrive à expliquer plus ou moins ce que j’ai, me fais ausculter vite fait, puis il me dit d’aller faire une prise de sang… Heu… Soit, allons-y.

Je dois d’abord redescendre au premier étage pour payer encore une fois (les données sont enregistrées dans la carte magnétique, bien vu) pour la prise de sang cette fois-ci. Je remonte ensuite au deuxième, cherche désespéremment où faire la prise de sang, demande donc mon chemin à une infirmière qui m’indique vaguement une direction. J’arrive dans la salle de prise de sang, encore une fois c’est l’usine à bétail ! Il faut faire la queue, une fois que son tour est arrivé, s’asseoir sur une chaise et le type du guichet utilise une petite lame pour vous griffer le bout du doigt et récupère le sang avec une petite lamelle de papier (les lames sont tout de même jetées après chaque utilisation et propres heureusement). Sauf que, arrivé mon tour, on me signale que ce n’est pas ici que je dois faire ma prise de sang mais dans un autre guichet. Bien bien, allons-y, je me retrouve donc à l’autre guichet, là l’infirmière, tout en m’aspirant le sang, me tape la discute et me félicite de mon chinois. Je dois ensuite attendre une demi-heure le résultat (le temps de voir défiler pas mal de malades qui avaient plutôt l’air mal en point…), puis redescendre pour l’imprimer, et remonter à nouveau pour le montrer à mon médecin… Après une analyse de 5 secondes de la feuille de résultat, il me prescrit une liste de médicaments, qu’il enregistre dans la carte magnétique. Je redescends à nouveau (vous avez vu Astérix et les 12 travaux ?) pour payer les médicaments, puis la fille me dit un truc dont je devine que c’est à peu près “c’est bien tu as payé, c’est presque fini, ta dernière mission est de trouver la pharmacie pour récupérer les médicaments, ne t’inquiète pas je vais t’indiquer où elle est en agitant mon doigt et en parlant très vite”. Mais étant futé, je me souviens que j’étais passé à côté du guichet pharmacie en arrivant, chic, je récupère fièrement les médocs avec la feuille d’indication de la fréquence de prise des médicaments tout en chinois, et pars la tête haute de l’hôpital !

L’hôpital en chinois, c’est fait, quelle peut bien être la prochaine étape qui me permettra d’évaluer mon niveau de mandarin ??

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5 février 2009

Henan, province pauvre, mais riche de coeur ! - Partie 3

The final chapter, où je me rends enfin à Kaifeng, là où se cache celui qui a volé le Serpent de Jade et où j’affronte en combat mon ennemi mortel le Docteur Arthakakcès… Ha non ça je ne dois pas en parler, c’est top secret, je vais donc juste finir de raconter mon voyage touristique dans le Henan (rassurez-vous, je parviens à sauver le Serpent de Jade à la fin).

Troisième étape - Kaifeng

J’arrive assez tard à la gare routière, et pas de bol, il n’y a plus de billets de bus pour Kaifeng. Cependant la guichetière m’explique que je peux encore trouver des bus en allant à la gare routière Sud. Je lui demande tranquilou l’adresse, quand un chinois vient vers moi, et me croyant en panique, me rassure en disant qu’il peut me traduire. A peine dis-je que “non, tout va bien, j’ai tout compris”, le gars demande à la guichetière ce que je veux savoir. Du coup il me réexplique tout en anglais, sauf la partie avec l’adresse de la gare routière sud, seul truc que je n’avais pas compris… N’osant pas trop le décevoir, je lui remercie en lui demandant de demander à la guichetière l’adresse, ce qu’il fait. Je sors à la recherche d’un taxi pour me rendre là-bas, sauf que malheureusement autour de la gare routière (qui est aussi près de la gare ferroviaire), tous les taxis vous font payer avant de monter et demandent beaucoup plus cher que la normale. Refusant de payer 3 euros au lieu du 1 euro nécessaire, je m’éloigne un peu de la gare en espérant trouver un taxi honnête. Sauf que, nouvel an chinois oblige, les taxis sont beaucoup moins nombreux… J’attends une dizaine de minutes en commençant à m’inquiéter pour l’hôtel, quand un jeune chinois vient me voir pour savoir si j’ai besoin d’aide. Je lui fais un topo sur la situation, on tape la discute en attendant un taxi, et le gars me propose ni plus ni moins de dormir chez lui ce soir, et de partir à Kaifeng le lendemain. Il ne me semblait pas trop malhonnête, mais j’avais vraiment envie de visiter le marché de nuit de Kaifeng, donc je le remercie en disant que je vais quand même essayer d’y aller, et je prends son numéro au cas où je ne trouve pas de bus.

Enfin, un taxi arrive, malheureusement encore une fois il demande plus que la normale, à savoir 20 RMB. Las, je lui dis 15, il dit “OK ! Waiguo Pengyou (ami étranger) !” sans hésiter… C*nnard va… Je discute quand même avec lui sur le trajet, de manière cynique, il me propose de m’emmener carrément à Kaifeng en taxi pour la modique somme de 200 RMB. Je lui ris à la gueule, et arrivé à la gare sud, paye mon ticket de bus pour Kaifeng 7 RMB. Dans la foulée j’appelle un hôtel pour réserver une chambre (la dernière, j’ai eu du bol), et m’assieds sur la dernière place de libre, à côté d’une jolie demoiselle. Je commence à écrire sur mon cahier le résumé de mon voyage, quand quelques minutes plus tard une lumière se braque sur mon cahier ; la jeune fille désirait me filer un coup de main pour lire mon cahier vu qu’il commençait à faire noir. J’engage donc naturellement la conversation, il se trouve qu’elle est originaire de Kaifeng, étudiante en anglais, et qu’elle ne fait rien ce soir, donc se propose pour m’ammener à l’hôtel et me faire visiter la ville (oui oui, je te vois lecteur, à faire “ho ho ho” et bouger les sourcils). Son nom anglais est Toxicant, première fois que j’entends ça, quand je lui demande d’où ça vient elle ne me dit qu’elle ne s’en rapelle plus… Je n’ai pas osé lui dire de changer de nom huhu. Dans la foulée je lui demande ce qu’elle fait le lendemain (non sérieux, arrêtez avec ces “ho ho ho”), elle me dit qu’elle ne fait rien donc je lui demande si elle peut me faire visiter le coin. Nous arrivons enfin à Kaifeng, une ville ma foi fort charmante.

Kaifeng est l’ancienne capitale de la Chine sous la dynastie des Song. Etant située sur des terres facilement innondables et fragiles, il y a très peu de grands buildings, et beaucoup de maisons traditionnelles chinoises sont encore présentes. La ville est réputée pour son marché de nuit, un bordel monstre où les gens mettent leur stand en plein sur la route et proposent plein de trucs différents à manger. Je goûte une espèce de Kebab garni d’un truc dont je ne préfère pas savoir ce que c’est, mange des brochettes, et des Xiao Long Bao, spécialité du coin. Il y a également une espèce de galette faite à partir de cacahouètes écrasées, pas mauvaise, et des jus de canne à sucre, pas mal non plus ! On se promène ensuite dans la rue traditionnelle qui donne sur l’ancien palais de l’empereur, avec toutes les lumières et les feux d’artifice, c’est vraiment magnifique, voire légèrement romantique… Etant un des rares étrangers à se promener dans la ville, accompagné en plus d’une chinoise, j’ai droit aux regards des autres chinoises et même aux remarques à peine discrète sur le fait que le laowai se promène avec une chinoise… Ha bravo la réputation ! Un peu plus tard mon accompagnatrice repart chez elle (et là, j’entends une dizaine de “rooooooh”), et je rentre à l’hôtel, pour y découvrir avec joie et bonheur… UNE BAIGNOIRE !

N’ayant pas eu la chance de prendre un bain depuis mon arrivée en Chine, c’était le moment idéal de se faire plaisir. Bon, sauf que pas moyen de trouver le bouchon de la baignoire, et même avec mon installation à la Mac Gyver ça ne le faisait pas et en plus la baignoire était trop petite et l’eau sentait bizarre… En fait la chambre d’hôtel semblait être coincée dans les années 70, avec les jolis boutons à tourner placés sur la table de chevet en vieux bois qui permettait d’éteindre la lumière ou la télé. Bref le lendemain matin je rejoins assez tôt Mademoiselle Li à l’entrée de l’hôtel, et elle m’emmène tout d’abord au Millenium City Park. C’est très simple, vous prenez le Puy Du Fou, vous remplacez tout par des trucs de style chinois, et hop, ça fait le Millenium City Park ! Un parc axé donc sur la Chine à l’époque de la dynastie des Song, qui n’est pas si mal que ça. Les animations sont nombreuses, marrantes, et les décors très jolis. La star du coin c’est Bao Gong, un juge très connu dans la Chine Traditionnelle, qui savait être impartial et punissait les méchants. Originaire de Kaifeng, il était donc normal de le voir partout. Le parc était donc très sympa, on a assisté entre autre à des spectacles de contortionnistes, de femmes qui font du polo (et pas des polos, roooh), et à des cockfight (dont je préfère garder le nom anglais pour vous faire imaginer des trucs bizarres). Nous sommes ensuite allés visiter l’ancien palais de l’Empereur, assez rapidement puisque mon estomac gargouillait. Arrêt déjeuner donc, dans un restaurant dont la spécialité est les Bao Zi, je mange comme un roi, et ma gentille accompagnatrice me paye le repas en plus ! Nous filons ensuite à l’hôtel récupérer mes bagages, puis visitons rapidement Bao Gong Ci, la maison de Bao Gong et un endroit dont j’ai oublié le nom qui était une espèce de palais administratif où on pouvait entre autres visiter les prisons des condamnés à mort… La demoiselle me ramène ensuite à la gare de bus, je la remercie, et direction Zhengzhou une dernière fois pour prendre le train retour pour Shanghai ! Le bus est bondé, je passe donc l’heure de trajet debout, à regarder un film de Bruce Lee bien kitsch, avec tout de même une femme qui montrait ses seins à tout bout de champ ! Arrivé à destination je retrouve le jeune qui m’avait abordé la veille (j’avais pris son numéro et lui avait qu’on pourrait se revoir pour une bouffe), on mange donc ensemble vite fait chez Monsieur Li, fast food de nouilles américain créé par un chinois, oui je sais c’est compliqué. Et je me fais encore payer le repas ! Ces Henanais décidemment…

La fin du voyage approche, je saute dans le train qui va me ramener à Shanghai avec un appareil photo rempli à craquer, et bien content de cette semaine riche en rencontres ! Dans le train à côté de moi il y avait un Shanghaien relou qui jouait avec son portable jusqu’à minuit (je me suis réveillé, lui ai grogné un truc, et suis allé éteindre la lumière de la cabine), et qui pendant son sommeil faisait tomber les objets de la table qui était entre nous deux. Y avait quand même un thermos rempli d’eau bouillante sur la table b*rdel !! Le lendemain matin j’arrive tranquillement à Shanghai, le voyage est bel et bien fini ! Je ne le dirai donc jamais assez, mais pour moi la population chinoise est vraiment très chaleureuse et accueillante avec les étrangers. La comparaison avec l’accueil des français aux étrangers est très tentante, mais il faut aussi placer le contexte : la France, pays riche, se méfie des étrangers qui arrivent car en général ils sont plus pauvres, alors qu’en Chine c’est l’inverse (les gens dans les campagnes sont encore très pauvres). Rien à perdre donc, et l’occasion de rêver un peu en demandant au gentil Laowai qui passe ce qu’il a fait dans la vie, d’où il vient, et comment c’est la vie chez lui…

L’intégralité des photos : (je vois pas pourquoi j’ai mis cette phrase dans les derniers articles, ça parait logique que je vous montre les photos !)

Vous en voulez encore ? OK, normalement demain je mets un petit résumé de ma visite dans un hopital chinois, pour soigner une petite toux (tout va bien tout va bien, je suis en vie et je n’ai pas chopé la grippe aviaire !)

Culture, Non classé

4 février 2009

Henan, province pauvre, mais riche de coeur ! - Partie 2

Après avoir passé quelques jours servi comme un prince (on me proposait toujours des trucs à manger, j’avais interdiction de faire la moindre tâche ménagère et on me demandait toujours si je n’avais pas froid), je me retrouvais enfin seul avec moi-même pour le reste de mon voyage, histoire de voir si j’étais capable de me débrouiller tout seul comme un grand dans une ville inconnue… Enfin du moins c’est ce que j’avais prévu…

Deuxième étape - Le temple Shaolin

Le trajet en bus est assez comique. Tout d’abord, le chauffeur s’amuse à faire péter une guirlande de pétards tout autour du bus alors qu’on est à l’intérieur, haha, il est où au fait le réservoir d’essence ? Nous partons, un des chinois prêt de moi a l’air d’avoir bu trop de Bai Jiu puisqu’il vomit élégamment dans la poubelle du bus. Arrêt toilettes obligatoires donc, le temps de le laisser finir de se vider. Le gars revient, s’allume tranquillement une clope histoire d’enlever le goût du vomi, puis nous repartons. Pendant le trajet, une comédie hongkongaise sur le Mahjong est diffusé. Ca tombe bien, je viens juste d’apprendre les règles ! Je me la pète intérieurement donc, puisque du coup je comprends tout ce qui se passe dans le film.

J’arrive à Zhengzhou vers 18h30. Chuanxi avait demandé à un ami à lui de me réserver une chambre d’hôtel et de m’attendre, alors que je lui avais dit une centaine de fois avant que ce n’était pas la peine de le déranger et que je pouvais me débrouiller tout seul. Hospitalité chinoise oblige, je n’ai pas eu le dernier mot et ai donc rencontré un certain “Dudu” à la gare routière. Le gars était sympa, mais ça se voyait très bien qu’il avait des choses à faire après mais qu’il n’osait pas le dire. Il m’emmène d’abord faire le check-in à l’hôtel, puis me propose de l’emmener manger dans un resto réputé. Manque de bol, il ne se souvient plus de l’adresse, et le taxi erre dans la ville sans succès. Au bout d’un moment je lui dis que ce n’est pas grave, nous descendons et allons dans un autre restaurant. Sur le chemin, beaucoup de gens brulaient des papiers sur le bord de la route. Intrigué, je m’approche pour voir, et comprend qu’il s’agit de gens allumant un feu en la mémoire de proches disparus. Ils dessinent d’abord un cercle sur le sol à la craie (en laissant un trou qui est orienté vers la maison de la famille, d’après Dudu), écrivent le nom de la personne dans le cercle et brûlent donc les feuilles. Je ne sais pas si c’est une coutume religieuse ou sociale, ça mériterait de s’y attarder un peu plus. Mais bon philosopher en chinois c’est pas simple, nous entrons donc dans le restaurant.

A ma grande surprise, c’est un resto à l’occidentale avec couteaux et fourchettes, à pas cher du tout. Bon ça ne vaut pas la bouffe occidentale mais c’est marrant de voir ça dans une ville pas tant fréquentée que ça par les Laowai… Dudu ne prend rien, il m’avoue à ce moment-là qu’en fait sa mère l’attend pour manger ! Je le savais qu’il était pressé… Malheureusement les chinois sont beaucoup trop polis dans cette situation et se sentent obligés de soigner l’invité le plus possible… Je mange donc assez vite, il m’accompagne en taxi jusqu’à l’hotel, et même jusqu’à ma chambre d’hotel (encore une fois, coutume chinoise, accompagner la personne le plus possible). Je lui donne des petits trucs à manger en remerciement, il part, et, ô joie, je prends une douche chaude, dans un appartement chauffé au chauffage !! Je sors ensuite pour me promener un peu dans le coin, et fait une pause Internet dans un cyber café rempli de gamins jouant à Counter Strike et autres Warcraft. Mon voisin me demande d’où je suis, puis me parle du foot français et sort les habituelles références françaises (”Tchi Da Nei” - Zidane). Je vais ensuite me coucher dans mon majestueux et confortable lit chaud.

Bip bip, réveil à 7h30, histoire de pas trop perdre de temps et de prendre le petit déjeuner tranquillement, puis je file acheter mon billet de bus pour le temple Shaolin ! Pour info les moines Shaolin sont réputés pour être des experts en arts martiaux, je pars donc avec les clichés touristiques en tête, genre des types partout qui se cassent des planches de bois sur la tête ou qui grimpent sur les murs et sautent sur les toits comme dans les films de Jackie Chan. Dans le bus, je m’asseois sur la dernière place libre, avec des ptits jeunes. Ils m’offrent timidement un gâteau, puis une demi-heure plus tard l’un d’eux décide de m’aborder en me tendant un papier écrit en anglais “Do you speak Chinese ? Or English ?”. Je réponds oralement que, oui, je sais parler les deux, le gars continue d’écrire sur son papier des phrases en anglais… Heuuu bon ok faisons comme ça. Mon voisin de droite a l’air plus loquace, nous discutons un peu plus et il me dit qu’il est venu tout seul donc qu’on n’a qu’à visiter le temple tous les deux. Et hop ! Un compagnon de voyage en plus (pause geek : comme dans les RPG quand quelqu’un rejoint votre équipe). Le temple Shaolin est dans une montagne, nous arrivons à Dengfeng qui est une ville au bas de cette montagne. Dans le bus, une fille nous fait un speech sur tout les risques d’arnaques en tout genre, pour finalement proposer à tous les occupants du bus un super pass touristique à seulement 180 RMB ! Beaucoup se jettent dessus, bon, sauf que nous on a payé nos entrées 65 RMB chacun après… Pigeons !

Le temple est très joli, mais rempli de gens, et un peu trop orienté tourisme. Du genre un écran géant qui diffuse des films de Kung Fu… Ben oui mais bon ils sont où mes moines qui s’écrasent des plaques sur la tête ??!? Nous croisons tout de même le grand chef du temple, sans trop le savoir malheureusement, on s’en est rendus compte seulement après l’avoir vu en photo plus loin. Nous faisons un autre temple, celui des 500 divinités, encore un truc bien commercial franchement naze. L’entrée est gratuite, une guide chinoise place chacun devant une divinité différente et baragouine un truc sur l’âge, en gros on doit avancer en touchant au fur et à mesure les statues des divinités, et s’arrêter quand on arrive à notre âge, noter le numéro de la divinité, et aller le donner à la madame, qui vous tend ensuite une amulette moche et un papier en échange de 10 RMB. Ensuite il faut aller voir un moine qui va vous “analyser l’esprit” en sortant des trucs du genre “Cette carte dit que vous êtes quelqu’un d’honnête, c’est vrai n’est-ce pas ?”. Ho la la mais comment ils font pour savoir ça ! Bref c’était bien décevant d’avoir rabaissé ce temple à un amuse touristes…

Nous allons ensuite dans une école de Wushu. Nous apercevons au loin des moins jouer au basketball ! Chic, avec un peu de chances ils vont faire des grosses figures comme dans Shaolin Soccer (ben ouais après tout ça j’avais l’esprit formaté touriste). Malheureusement non, il jouaient tout simplement, comme vous et moi ma petite dame ! Remboursez ! Après, nous assistons à une démonstration d’arts martiaux, la partie la plus intéressante de la visite tout de même, même si encore ça pue le commercial à plein nez, avec la fille qui passe devant vous en vendant des DVD Shaolin ce qui fait que vous ratez les figures les plus intéressantes. Le spectacle en soi est bien, mais un peu too much niveau son et lumières… La chanson “Shaoliiiin” faisait un peu trop série d’animation japonaise à la DBZ, je vous laisse juger :

Je sors donc un peu mitigé, heureusement je me suis bien marré avec mon accompagnateur donc ça a bien équilibré la visite. En plus le gars est sympa, son cousin était dans le coin et nous a ramené à Zhengzhou dans sa voiture minuscule, comme d’habitude hospitalité au top, ils veulent même m’inviter à manger mais je décline poliment, devant me rendre à Kaifeng pour finir mon voyage… Mais ça, ça fera l’objet d’une troisième et dernière partie !

L’intégralité des photos :